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Tag - red sparowes

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17 avril 2010

Plein de délices ± frais pour tes oreilles...

Pour combler le manque de post ces derniers temps, en voilà un gros avec plein de choses en vrac ± récentes.

Saycet, groupe français d'electronica mélodique et contemplative qui m'avait vraiment charmé avec son premier excellent album One day at home, a remis ça avec un deuxième sorti tout récemment, through the window. Deuxième album, et deuxième coup de cœur pour moi, Pierre Lefeuvre et ses complices remettent le couvert et nous servent cette douce musique onirique et aérienne dont ils ont le secret. Un petit plaisir pour les oreilles qui ravira les amateurs de Sigur Rós et de Múm, dont on retrouve quelques échos dans la musique de Saycet. Pour vous convaincre, un teaser en images se trouve ici, et parce qu'en terme de promo on fait pas mieux, l'album est en écoute intégrale sur Deezer. L'album se trouve sur amazon.fr à un prix très abordable à l'heure où j'écris ces lignes (11€69).

Hammock va sortir un nouvel album le 18 mai, Chasing After Shadows...Living with the Ghosts. 12 pistes, 73 minutes. Le clip de Breathturn est dispo, et on a bien affaire au Hammock qu'on connaît et qu'on aime, avec ce coté reposant et éthéré, assez bien retranscrit dans le clip d'ailleurs. Une autre piste est disponible au téléchargement, You Lost the Starlight in Your Eyes. Encore un petit mois à patienter.

We were exploding anyway, le prochain album de 65daysofstatic sort très bientôt, le 26 avril. Pour l'occasion, le groupe a entamé une série de concerts dont vous pouvez voir la liste sur ce myspace. Pour les parisiens, ils passent chez vous avec RIEN, groupe de post-rock grenoblois assez atypique et vraiment excellent, autant sur leurs albums (disponibles gratuitement ici. D'ailleurs au passage, ils en ont sorti un nouveau, 3, qui est plutôt chouette bien que je lui préfère le précédent qui est assez exceptionnel) qu'en concert (j'ai eu l'occasion de les voir, ça dépotait sévère). Si vous pouvez, saisissez l'occasion d'aller les voir ! Pour ma part, j'irai les voir à Toulouse le 23 avril. Pour ce qui est de ce nouvel album, la jaquette est assez inhabituelle pour du 65dos mais j'aime assez le visuel. Un morceau, Crash Tactics, est déjà disponible ici, et semble plus se rapprocher du dernier EP du groupe, the distant and mechanised glow of eastern european dance parties, avec son coté electro plus accentué que sur les précédents, prenant un peu le pas sur l'aspect post-rock de leur compositions. Même si ça ne me déplaît pas, j'espère qu'il ne reflète pas l'ensemble de l'album.

Jónsi, le chanteur de Sigur Rós, a sorti un album solo intitulé sobrement Go. La question légitime qu'on peut se poser avant d'écouter l'album, c'est "Est-ce que ça va pas trop ressembler à Sigur Rós, est-ce que du coup ça aura un intérêt ?". Ben ma réponse après écoute est oui, cet album a tout intérêt à être écouté, que vous aimiez Sigur Rós ou non. Bon, évidemment que sur certains morceaux il y a certain feeling qui se dégage qui fait inévitablement penser au groupe, Jónsi a toujours sa voix de fausset caractéristique et sa façon d'harmoniser le son de façon très gracieuse, mais il a quand même réussi à ne pas faire du "sous Sigur Rós" (qui tout bien réfléchi, resterait quand même bon, vu le niveau du groupe) et c'est finalement un album de pop éthérée à sa façon qu'il nous livre ici, très réussi bien qu'un peu court. Pour vous faire votre propre opinion, je vous invite à l'écouter, il est en écoute intégrale sur son site. Une bonne manière d'aller voir "ailleurs" en attendant le prochain album de Sigur Rós (qui aux dernières nouvelles ne sera pas pour 2010, le groupe étant occuppé à faire d'autres choses).

red sparowes a sorti un nouvel album, the fear is excruciating, but therein lies the answer. C'est un bon album, mais différent des précédents. Je m'étends pas trop parce que j'ai envie d'écrire quelque chose d'un peu plus détaillé dessus, si je suis motivé.

Et enfin pour terminer, une news que personne n'attendait plus mais qui m'a fiché un sourire jusqu'aux sourcils quand je l'ai lue: godspeed you! black emperor, groupe légendaire que j'adore, groupe mythique qui aurait presque droit à un genre à lui seul tellement sa musique est atypique et tellement le terme post-rock pourtant fourre tout est terriblement réducteur vu la virtuosité et le style de leurs compositions, groupe que j'aimerais voir au moins une fois dans ma vie en concert mais qui était en pause indéterminée depuis 2003 et qui n'avait rien sorti depuis 2002 et l'excellent Yanqui U.X.O... je reprends mon souffle et par la même occasion ma phrase qui s'est allongée plus que nécessaire (cmb quand j'ai appris la nouvelle >_>): gybe va se reformer pour une série de concerts aux USA et en Europe, avec le retour de Mike Moya dans le lineup, parti en 1998. J'espère qu'ils passeront en France, j'espère avoir l'honneur d'assister à un de leurs concerts. Puis j'espère encore plus que cela mènera à d'autres albums, évocateurs de puissants et jaillissants orgasmes auditifs pour mes oreilles et moi.

4 mai 2007

red sparowes au Nouveau Casino, Paris, le 30/04/2007

Ça tombait très bien. Alors que je peste souvent sur le fait que les concerts qui m’intéressent sont quasiment toujours à Paris et en semaine, autrement dit jamais quand je peux, red sparowes passait le 30 avril au Nouveau Casino, pile dans le week-end du pont du 1e mai que j’avais prévu de passer à... Paris ! Je ne pouvais pas rater ça !

Pour présenter un peu le groupe, red sparowes (oui, avec un seul r, je ne sais pas pourquoi) est un groupe de post-rock monté par Josh Graham, l’homme derrière les clips et les visuels de Neurosis et membre de Battle of Mice. Leur son est assez particulier et pas mal atmosphérique dans certains passages de leurs morceaux. Ce côté de leur musique est très appréciable et on ne s’en étonne pas trop quand on sait qu’un des guitaristes d’Isis, Bryant Clifford Meyer, fait partie du groupe. Différence ici (entre autres), la musique de red sparowes est purement instrumentale donc exit la voix hideuse qui gâche tout, ce qui m’arrange bien. Voilà la petite présentation faite, repassons au compte-rendu du concert.

Ce dernier était prévu à 19h30, mais les gens n’ont commencé à arriver vraiment que vers 19h, je n’ai donc pas eu trop de problème pour bien me placer, même si la salle n’était pas bien grande. Une fois tout le monde rentré, un type commence à faire de l’electro avec son laptop. (Bonne) surprise, j’avais lu sur un forum qu’il n’y aurait pas de 1e partie. La musique de Sunshine Parker, son nom que je n’ai appris qu’en sortant de la salle, était un peu "facile" mais sympathique, bien que souvent trop saturée à mon gout, et moins intéressante après les 2-3 premiers morceaux.

Enfin, les moineaux rouges arrivent, s’installent, posent de petites lampes rouges sur la scène, puis la jaquette de leur excellent dernier album, every red heart shines toward the red sun, est projetée derrière eux. L’excitation me gagne : le concert commence ! Et quel démarrage ! C’est sur une version live détonante de Buildings began to stretch wide across the sky, and the air filled with a reddish glow (je reprends mon souffle), qu’ils introduisent superbement ce concert, qui durera une bonne heure et demi. Mais une fois plongé dans leur musique, le temps passe vite, trop vite, et malheureusement j’ai eu l’impression que moins d’une heure s’était passée. Le concert n’en restait pas moins excellent, mis à part au tout début où la basse de Greg Burns couvrait un peu trop une des guitares, celle de Josh Graham il me semble.

Le groupe enchaine sur un morceau de "every red heart..." que j’aime beaucoup, A message of avarice rained down upon us and carried us away into false dreams of endless riches, qui comme pas mal d’autres morceaux est vraiment magnifié en live et dont l’introduction m’enveloppe totalement dans leur univers musical. Je me laisse transporter et c’est un régal. Derrière eux, les moineaux rouges projettent des videos de paysages, parfois désolés, désertiques, de gens, de foules, dont les teintes varient autour du jaune et du rouge, et dont les thèmes sont souvent en adéquation avec leur musique et "every red heart...". C’est assez sympathique même si j’avoue n’y prêter attention qu’occasionnellement, préférant fixer les musiciens ou bien fermer les yeux pour mieux m’évader de temps en temps.

Le concert continue, et c’est principalement des morceaux de "every red heart..." qui sont joués, toujours aussi bons. Mention spéciale à The great leap forward poured down upon us one day like a mighty storm, suddenly and furiously blinding our senses et à Like the howling glory of the darkest winds, this voice was thunderous and the words holy, tangling their way around our hearts and clutching our innocent awe qui sont vraiment monstrueuses en live.

Le groupe fait mine de partir, mais revient bien vite pour le rappel, et conclut le concert aussi magistralement qu’ils l’avaient commencé: sur Alone and unaware, the landscape was transformed in front of our eyes de leur premier album At the soundless dawn, vraiment magnifique en live, sur fond d’immeubles s’effondrant.

red sparowes nous quitte, le concert est déjà fini, et j’ai du mal à l’accepter. Je sors de la salle encore ivre de leur musique et repasse dans ma tête les meilleurs moments de cette soirée. S’ils passent près de chez vous et que leur musique vous plait, allez y, vous en aurez pour votre argent et pour vos oreilles.