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5 août 2010

06 juin: Kajiura Produce 3rd Anniversary LIVE TOUR ~FictionJunction/Yuki Kajiura LIVE vol.#6~ @ Diamond Hall, Nagoya

Une fois arrivés à Nagoya, direction la salle de concert, qu'on a eu un peu de mal à trouver parce qu'elle était planquée dans un immeuble. On arrive à 16h50 pour un concert censé démarrer à 17h... omgomg... mais tout va bien, c'était des places, donc pas de soucis de ce coté. Par contre, à l'entrée, on nous prend nos appareils photos, les photos étant interdites. Dommage :/

On rentre dans la salle, on se pose, et le concert commence à 17h pile (faudra que je parle de la ponctualité limite terrifiante des japonais, mais une autre fois). Et c'est ainsi que débute cet événement qui est resté imprimé bien comme il faut dans ma tête, mes yeux et mes oreilles... 3h20 de magie pure (ouais, 3h20 putain. t r o i s  h e u r e s  v i n g t). Ça faisait bien 9 ans que je rêvais d'une chose pareille, et le résultat a dépassé de loin mes attentes.

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6 mars 2009

YUKI KAJIURA LIVE 2008.07.31

En vil gredin que je suis, je vole une (très bonne) idée au forum de RockPost et je me l'approprie pour la mettre sur mon site. Ouais, carrément. Le principe est simple: chaque mois, donner son avis en quelques lignes sur l'album qui vous a marqué, qu'il soit récent ou pas. Sympa non ? Enfin à la base le but c'est de partager son avis sur un forum, mais là ben je vais juste partager avec les quelques personnes qui me lisent, puis ça vous empêche pas de donner VOTRE album du mois en commentaire ;] Puis c'est aussi un moyen de me "forcer" à faire une mini mise à jour au moins une fois par mois. J'espère y arriver quand même.

Bon, pour introduire ce concept d'album du mois sur ce site, je vais faire honneur à mon amour de toujours, Yuki Kajiura, en trichant un peu puisque ce n'est pas un album mais un live en DVD qui m'a le plus marqué ce mois ci et que j'ai envie de vous présenter.
Déjà, oubliez si vous l'avez vu le concert en papier mâché de l'AnimExpo 2003 qui trainait à une époque. J'avoue, j'étais tout fou quand je l'ai vu, mais avec le recul c'était un concert bien pauvre en tout point, pour pas dire moisi, et qui était loin de faire honneur aux musiques de Kajiura. Donc ça, on raye de la mémoire, OK? Définitivement. Shift+Suppr. Voilà. Et on se mate ce DVD dont je vous parle, qui est un peu le Saint Graal qu'on attendait tous. Ben l'attente a payé, donc vous allez payer aussi hein. Le DVD. J'ai comme une impression que depuis l'excellente surprise du live de Dream Port avec Revo, Yuki Kajiura a pris goût aux concerts, et le moins qu'on puisse dire c'est que ce dernier est bel et bien un concert digne de ce nom, et qui fait superbement honneur à l'œuvre de la déesse qui m'enchante les oreilles à chaque écoute.
Visez un peu: une setlist à faire pleurer de bonheur les fans de la première heure comme les plus récents, avec les meilleurs morceaux de NOIR à Tsubasa Chronicle en passant par Mai-HiME.
4 chanteuses qui ont largement fait leurs preuves auprès de la dame: Wakana Ootaki, Yuriko Kaida, Keiko Kubota et Kaori Oda. Et cerise sur le gâteau, la fabuleuse Eri Itoh en invitée sur quelques chansons, dont la performance live m'a vraiment époustouflé, notamment sur a song of storm and fire, grandiose, et la plus intimiste you are my love, qui compte pour moi parmi les chansons les plus touchantes et émouvantes écrites par Kajiura.
Des musiciens travaillant de longue date avec Yuki Kajiura et au talent qui n'est plus à démontrer, comme Hitoshi Konno et son violon envoutant.
Un concert de plus de 2h, sans le moindre défaut, gorgé d'émotions musicales et vivant, dans lequel Kajiura se permet même d'ajouter quelques petits passages inédits pour nous ravir encore plus.
Bon la phrase qui suit est super cliché et pas originale pour un sou, mais c'est pourtant vrai: c'est un DVD que tout fan de Kajiura se doit de posséder. Vraiment. Après visionnage, on se sent tout bien tout content, limite on brillerait de l'intérieur comme dans les pubs Actimel. Vous pouvez vous foutre de ma gueule mais en tapant ces lignes je dois encore avoir un sourire béat imprimé sur mon visage et les oreilles toutes émoustillées de bonheur. D'un bonheur que j'espère voir renouvelé dans un autre DVD live, et qui sait, lors d'un vrai concert. Oui, on peut rêver. On l'a bien fait pour ce type de live, alors pourquoi pas ? Après tout, ce sont aussi ces rêves et ces espoirs qui animent notre passion et notre amour, à nous autres fans. Donc rêvons !

Bon, au départ un "album du mois" ça se présente sur quelques lignes, mais dans l'excitation je me suis un peu emporté. Mais bon, quand on aime, on compte pas ;] Plus d'infos ci-dessous:

YUKI KAJIURA LIVE 2008.07.31
Date de sortie: 24/12/2008
Editeur: flying dog (JVC Entertainment)
Référence: VTBL-2

01 - the world
02 - dream scape
03 - MC#1
04 - vanity
05 - Liminality
06 - in the land of twilight, under the moon
07 - MC#2
08 - the main theme of Petit Cossette
09 - Houseki
10 - fake wings
11 - Himeboshi
12 - Mezame
13 - you are my love
14 - MC#3
15 - godsibb
16 - a song of storm and fire
17 - MC#4
18 - canta per me
19 - salva nos
20 - zodiacal sign
21 - open your heart
22 - EC
23 - everlasting song
24 - MC#5
25 - Yume no tsubasa
26 - ring your song

Cours l'acheter.

4 mai 2007

red sparowes au Nouveau Casino, Paris, le 30/04/2007

Ça tombait très bien. Alors que je peste souvent sur le fait que les concerts qui m’intéressent sont quasiment toujours à Paris et en semaine, autrement dit jamais quand je peux, red sparowes passait le 30 avril au Nouveau Casino, pile dans le week-end du pont du 1e mai que j’avais prévu de passer à... Paris ! Je ne pouvais pas rater ça !

Pour présenter un peu le groupe, red sparowes (oui, avec un seul r, je ne sais pas pourquoi) est un groupe de post-rock monté par Josh Graham, l’homme derrière les clips et les visuels de Neurosis et membre de Battle of Mice. Leur son est assez particulier et pas mal atmosphérique dans certains passages de leurs morceaux. Ce côté de leur musique est très appréciable et on ne s’en étonne pas trop quand on sait qu’un des guitaristes d’Isis, Bryant Clifford Meyer, fait partie du groupe. Différence ici (entre autres), la musique de red sparowes est purement instrumentale donc exit la voix hideuse qui gâche tout, ce qui m’arrange bien. Voilà la petite présentation faite, repassons au compte-rendu du concert.

Ce dernier était prévu à 19h30, mais les gens n’ont commencé à arriver vraiment que vers 19h, je n’ai donc pas eu trop de problème pour bien me placer, même si la salle n’était pas bien grande. Une fois tout le monde rentré, un type commence à faire de l’electro avec son laptop. (Bonne) surprise, j’avais lu sur un forum qu’il n’y aurait pas de 1e partie. La musique de Sunshine Parker, son nom que je n’ai appris qu’en sortant de la salle, était un peu "facile" mais sympathique, bien que souvent trop saturée à mon gout, et moins intéressante après les 2-3 premiers morceaux.

Enfin, les moineaux rouges arrivent, s’installent, posent de petites lampes rouges sur la scène, puis la jaquette de leur excellent dernier album, every red heart shines toward the red sun, est projetée derrière eux. L’excitation me gagne : le concert commence ! Et quel démarrage ! C’est sur une version live détonante de Buildings began to stretch wide across the sky, and the air filled with a reddish glow (je reprends mon souffle), qu’ils introduisent superbement ce concert, qui durera une bonne heure et demi. Mais une fois plongé dans leur musique, le temps passe vite, trop vite, et malheureusement j’ai eu l’impression que moins d’une heure s’était passée. Le concert n’en restait pas moins excellent, mis à part au tout début où la basse de Greg Burns couvrait un peu trop une des guitares, celle de Josh Graham il me semble.

Le groupe enchaine sur un morceau de "every red heart..." que j’aime beaucoup, A message of avarice rained down upon us and carried us away into false dreams of endless riches, qui comme pas mal d’autres morceaux est vraiment magnifié en live et dont l’introduction m’enveloppe totalement dans leur univers musical. Je me laisse transporter et c’est un régal. Derrière eux, les moineaux rouges projettent des videos de paysages, parfois désolés, désertiques, de gens, de foules, dont les teintes varient autour du jaune et du rouge, et dont les thèmes sont souvent en adéquation avec leur musique et "every red heart...". C’est assez sympathique même si j’avoue n’y prêter attention qu’occasionnellement, préférant fixer les musiciens ou bien fermer les yeux pour mieux m’évader de temps en temps.

Le concert continue, et c’est principalement des morceaux de "every red heart..." qui sont joués, toujours aussi bons. Mention spéciale à The great leap forward poured down upon us one day like a mighty storm, suddenly and furiously blinding our senses et à Like the howling glory of the darkest winds, this voice was thunderous and the words holy, tangling their way around our hearts and clutching our innocent awe qui sont vraiment monstrueuses en live.

Le groupe fait mine de partir, mais revient bien vite pour le rappel, et conclut le concert aussi magistralement qu’ils l’avaient commencé: sur Alone and unaware, the landscape was transformed in front of our eyes de leur premier album At the soundless dawn, vraiment magnifique en live, sur fond d’immeubles s’effondrant.

red sparowes nous quitte, le concert est déjà fini, et j’ai du mal à l’accepter. Je sors de la salle encore ivre de leur musique et repasse dans ma tête les meilleurs moments de cette soirée. S’ils passent près de chez vous et que leur musique vous plait, allez y, vous en aurez pour votre argent et pour vos oreilles.