Avant de visiter le Tosho-gu, on passe d'abord visiter le temple Rinno-ji, et surtout son petit jardin vraiment très joli et reposant.

Après ça, on se dirige vers le Tosho-gu, qui était vraiment gavé de monde.

Ce qui est fou à Nikko, je l'ai déjà dit, c'est que c'est une architecture super chargée. Les murs, les toits, les poutres regorgent de détails en tout genre, très travaillés et colorés, et ça en jette vraiment. Je pense que c'est restauré régulièrement, mais c'est un peu fou de s'imaginer le travail et le temps que ça a du prendre pour faire tout ça.

Dédicace à Kuro :] En fait ces singes représentent un précepte d'une secte bouddhique: "Ne pas regarder le mal, ne pas le dire, ne pas l'écouter". Ya un bâtiment qui est recouvert de sculptures sur la vie des singes comme ça, et d'après mon bouquin c'est "l'écurie sacrée". T'imagines, même pour les chevaux ils soignaient l'aspect des bâtiments. Taré.

Juste à coté du Tosho-gu se trouve le Taiyuin-byo (ci-dessus), le tombeau de Iemitsu Tokugawa (cf début du billet). Bon ok, le gars a quand même fait construire un putain de site pour son grand-père, mais il s'est pas fait trop trop chier pour son tombeau non plus. Certes il est beaucoup plus petit, mais il est limite plus riche visuellement que beaucoup de parties du Tosho-gu.

Bon, j'arrête là pour les photos du Tosho-gu, j'en ai pris un paquet et je peux pas tout mettre de toute façon. Nikko reste un des endroits où j'ai pris le plus de photos pendant le séjour.

Après ça on redescend une partie de la ville à pieds, la faim au ventre (ouais ça c'était souvent le cas à cause du planning serré, c'était horrible ;___;) et on se met en quête du Shinkyo, le pont sacré de Nikko. On finit par le trouver. Alors oui le pont est très joli, cf photo ci-dessous, mais c'est le cas si on ferme les yeux sur les ajouts modernes qu'ils ont fichu par dessus. Qu'est-ce qu'ils sont allé mettre ces trucs laids sérieux... Je me suis débrouillé pour qu'ils se voient pas trop sur la photo mais bon.

On continue de descendre à pieds jusqu'à la gare, pour finalement remonter en bus pour aller voir Kegon no taki, une cascade de 98m de haut, assez jolie. Comme il n'y a pas de point de vue assez pratique pour la voir, ils en ont construit un, carrément >_>

Après ça, on mange ENFIN de bons soba dans un petit restau de mamies. Puis on rate notre bus pour redescendre, du coup on en profite pour aller voir le lac Chuzenji-ko, qui se trouve pas trop loin. Joli paysage, calme et reposant.

Après ça, on reprend le bus pour redescendre vers la gare de Nikko, et de là on prend le train pour rentrer à Tokyo.

Une fois à Tokyo, on a mangé des gyudon dans un Sukiya, une chaine de restauration rapide, c'était pas mauvais mais on en a mangé des bien meilleurs plus tard. Après ben rentrage à l'hôtel.

Quelques impressions/réactions en vrac:

-Les transports en commun coûtent vite très chers. Ok il y a le JR Pass pour les trains JR, mais pour le reste il faut débourser à chaque fois et bus, metro, etc... ça s'additionne très rapidement. A Tokyo, ça fonctionne pas comme le métro à Paris, tu payes selon ta destination. Donc plus tu iras loin, plus tu raqueras. Genre là, pour aller à la cascade, on a du débourser 2200¥ AR pour y aller. 20€ de bus~, ça fait mal au cul sérieux. Après ça reste que mon avis de provincial qui a presque jamais pris les transports en commun de façon régulière, à part le train. Mais je trouve que ça revient cher, et les japonais doivent dépenser des fortunes là dedans. Surtout qu'apparemment, pour le métro en tout cas, il n'existe pas d'abonnement. Au secours quoi.

-J'ai développé une capacité à dormir rapidement n'importe comment dans les transports en commun. Longues journées fatigantes et nuits pas assez longues m'ont aidé, j'avoue.Avant de venir ici, ça me faisait sourire ces photos de japonais qu'on peut voir sur le net, en train de roupiller ± comme ils peuvent dans les bus, métros, trains... Bon ok, ça me fait toujours autant sourire, surtout quand ils tiennent même plus assis, mais maintenant je comprends pourquoi. Rythme ± effréné, travail, et beaucoup de temps passé dans les transports en commun => autant profiter du peu de temps qu'on a pour essayer de se reposer.

-Avant j'avais pas vraiment d'avis particulier sur la question, maintenant c'est le cas: les uniformes scolaires, c'est quand même la classe. Même sur les gars je trouve que ça a une certaine classe. Je m'amuse à en repérer des différents, et à repérer les efforts des plus "rebelles" pour détourner ± leurs uniformes pour se démarquer de la masse: ceinture très voyante sur chemise à col ouvert sur collier tout aussi voyant pour les gars, différents sacs à mains, maquillage et différentes façon de porter la chemise pour les filles. Sans parler des coiffures, là il y a de tout. De façon plus générale, les tenues vestimentaires chez les japonais sont vraiment très variées au niveau des styles, surtout pour les femmes en fait, elles ont l'air de faire beaucoup d'effort pour soigner leur tenue, en général. Pour les hommes, à part les jeunes, le costard reste un classique un peu trop monotone à mon goût. Mais ça m'amuse d'observer leurs habitudes vestimentaires.

-Au niveau des coiffures, j'ai remarqué pas mal d'espèces de queues de cheval sur le coté, pliées sur elles même, même chez quelques garçons (des jeunes, des rebelles sûrement >_>). J'avais jamais vu avant, j'aime bien. J'ai pas de photo malheureusement. Sur le coté, non pliées, c'est pas mal aussi.

-Les japonais "vivent dehors". C'est pour ça que les rues sont toujours très vivantes avec plein de monde. Et c'est le cas de tout le monde apparemment, tout age, tout style, classe sociale. C'est particulier mais ça a l'avantage de voir toujours de la vie dehors n'importe quand. Quand on est touriste c'est assez sympa.