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Katsuhiko Maeda... ce nom ne vous évoque peut-être rien au premier abord, mais peut-être que si je vous dis world's end girlfriend, ça vous sera peut-être plus parlant. L'ayant découvert il y a quelques années avec ending story, c'est l'écoute de son dernier album, The Lie Lay Land, qui m'a incité à vous en faire la présentation qui suit. Pour commencer, ce n'est pas évident de poser un nom sur le type de musique qu'il compose, étant donné qu'il jongle avec les styles d'un instant à l'autre avec une aisance stupéfiante : Electro "classique" ou plus expérimentale, ambient, post-rock, musique néo classique et autres genres ne sont rien d'autre que des outils dont s'empare l'artiste, dont il use et abuse, les mélangeant sans cesse, les transformant tel un alchimiste afin de créer quelque chose de nouveau qui deviendra son propre style, et par extension son univers musical. Je devrais même dire ses univers musicaux. En effet, comme nous le verrons en traitant sa discographie, Katsuhiko Maeda est connu sous différents noms, qui désignent plutôt les mondes décrits dans ses musiques, comme il aime à le rappeler, le plus connu de ces derniers étant évidemment world's end girlfriend. Pour donner une vague idée, on pourrait le voir à travers certaines de ses créations comme une sorte d'Aphex Twin nippon, bien que son style lui reste bien propre.

Parlons à présent de l'homme et non de sa musique. A vrai dire, on ne sait pas énormément de choses sur lui car il a l'air d'aimer rester secret, ou bien il souffre d'une timidité extrême. Toujours est-il que sa rencontre avec la musique s'est faite très tôt. A 10 ans, il tombe sur un disque de ses parents contenant la cinquième symphonie de Beethoven et est toute de suite époustouflé par celle-ci. Il commencera ensuite à faire de la musique dès l'âge de 12 ans. En ce qui concerne son coté secret/timide, très peu de photos de lui circulent et encore moins sont de face. La plupart du temps, ce monsieur se cache derrière des photomontages un peu barrés de personnage à tête d'animaux et d'autres bizarreries, qui dans un sens reflètent bien un certain coté de ses musiques (voir ci dessous et la photo de son profil).

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En concert, il se cale devant son laptop, sa table de mixage et sa guitare à la main, il baisse la tête et se plonge totalement dans sa musique sans plus la relever. Enfin, à sa demande, il n'y a aucune information le concernant personnellement sur le site de son éditeur, et sur une petite vidéo d'un live disponible sur ce même site, il est même allé jusqu'à censurer sa propre tête en y appliquant un masque flou, c'est tout dire ! Ce live (de Scorpius Circus) est d'ailleurs excellent, il est accompagné de 7 musiciens et le rendu est tout simplement génial. Il donne trop envie d'y assister et prouve que Katsuhiko Maeda, malgré son "retrait apparent" vis-à-vis du public, assure vraiment, autant sur scène que dans ses cds, ce que nous allons voir à présent.

Avant de sortir ses propres cds, Katsuhiko Maeda a d'abord vu en 1998 quelques de ses musiques sortir sur des compilations comme City of Trance ou fresh animalz baseball. C'est en 2000 qu'il sort le premier single de world's end girlfriend (weg pour les intimes, puis c'est plus court à taper), du nom de LISTENING YOU (sur lequel je ne vous dirais rien de plus, ne l'ayant pas écouté), suivi d'un second intitulé sky short story. Ce dernier permet de faire connaissance avec 2 aspects de Katsuhiko Maeda: Son coté plutôt intimiste/sentimental avec des pistes comme purple orange me ou Bye Bye Bye, aux mélodies douces et légèrement pointillées de breakbeat et de sonorités electro, et son coté plus gai et amusant (que l'on retrouvera principalement dans ses compositions pour world's end boyfriend) avec par exemple I'm flying.

Cette année 2000 verra aussi la sortie du premier album de weg, ending story, plutôt bon et détaillant plutôt bien les petites habitudes musicales de Katsuhiko Maeda: samples vocaux, alimentant le coté gamin/loufoque et le rythme déstructuré de Magical Romantic Freestyle, mélodies tantôt sautillantes, pleines de peps et de dynamisme dans Heart break wonderland, tantôt douces et sages dans a faint melody, avec un petit coté aphextwinien comme Birthday et son air de girl/boy song... Cette première introduction à l'univers de weg nous démontre déjà la capacité qu'il a à diffuser des émotions avec des pistes comme Red Red Red et son coté déprimant légèrement post-rock, ou encore Cruel girl's beauty, qui dégage un soupçon de mélancolie. Le titre n'est probablement pas innocent, peut-être s'est il inspiré d'une histoire malheureuse qu'il aurait eue avec une fille, toujours est-il que la piste par sa répétition et son coté mélancolique dégage un je-ne-sais-quoi qui nous laisse un peu désemparé et qui illustrerait bien ce genre de situation.

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Continuons sur sa discographie. En 2001, il sort un autre single de weg intitulé Letter from Crying Klara, assez sympa bien qu'un poil trop court, un furieux mélange de samples vocaux, de sonorités electro, de bruits saturés et d'airs inquiétants. A la fois calme sur un plan et dynamique sur un autre, c'est un morceau bien réussi mais qui je pense aurait gagné à être prolongé.
2001 est une année importante pour lui : Alors qu'auparavant ses cds sortaient chez des labels tous différents comme current ou cubic music, il signe alors chez noble chez qui il restera, ou tout du moins chez qui weg restera, comme vous le verrez par la suite ;]

S'en suit alors la sortie d'un single, celui d'Halfmoon Girl, musique que nous retrouverons fin 2001 dans le deuxième album de weg intitulé "farewell kingdom". Un excellent album, un cran au dessus du premier, et ce pour plusieurs raisons : La première c'est que Katsuhiko Maeda nous offre de très bonnes compositions, bien meilleures et plus variées que celles d'ending story. Non pas que ce dernier était lassant, loin de là, mais disons que là où ending story se cantonnait à rester dans un univers un peu fermé et restreint, "farewell kingdom" ouvre portes et fenêtres aux améliorations et nouveautés artistiques. C'est maintenant qu'on en vient à la deuxième raison, très liée à la première, c'est le fait que Katsuhiko Maeda a fait appel à des musiciens pour l'accompagner et les utilise vraiment à bon escient.
Ça fait partie des choses que j'aime dans weg, cette capacité qu'il a à innover, à surprendre son auditeur en créant et se renouvelant sans cesse. Un des meilleures illustrations de cela serait probablement yes, la première piste de cet album, qui est tout simplement un chef d'œuvre. Elle démarre sur une petite mélodie toute douce et minimaliste, et peu à peu, sans trop qu'on s'en rende compte, weg ajoute de nouvelles pierres à son édifice musical, le transformant complètement au fil de l'écoute. A la fin de la piste, on a pas senti passer les 15 minutes tellement yes absorbe et transporte celui qui l'écoute. Si weg était flemmard, il aurait pu sortir un cd rien qu'avec yes, tant cette piste est riche. Et c'est loin d'être la seule sur ce cd.

Enfin, une autre des raisons qui fait qu'il est meilleur qu'ending story, c'est Piana (que j'ai découvert avec cet album). C'est la première fois que des musiques de weg sont "chantées", et Katsuhiko Maeda a fait un très bon choix en choisissant la chanteuse d'electro-pop à la voix enfantine qui colle à merveille avec l'univers musical de weg, la preuve en est avec call past rain. Un morceau qui par certains de ses aspects est assez proche des créations personnelles de Piana, dans lequel la "petite fille" (de 25 ans à l'époque) nous parle/chante de sa voix naïve contrastant avec l'ambiance tristounette qui se dégage de cette chanson. Cette voix sonne comme celle d'une fillette désabusée qui serait passée trop vite à l'âge adulte, perdant au passage tout ses rêves d'enfants. En réalité, je ne comprends absolument rien à ce que Piana raconte, mais c'est l'image que me reflète call past rain, qui colle à sa voix, à sa façon de chanter et qui revient souvent dans ses chansons.
En fait, "farewell kingdom", ce sont 8 pistes qui valent toutes le détour et qui dégagent chacune quelque chose de différent.

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En 2002, world's end girlfriend est invité par Third Ear, le label qui depuis "farewell kingdom" distribue ses cds à l'étranger, à participer au Festival Sonar à Barcelone, festival de musiques électroniques rassemblant des artistes du monde entier. C'est l'occasion pour lui de se faire connaître par un public plus large. Cette même année, Katsuhiko Maeda voit 2 de ses musiques apparaitre sur la compil Let's i Love You du label ROMZ, et pour la première fois compose sous le nom de world's end boyfriend, avec la piste merry san no hituji. Un premier aperçu de ce qu'il sortira sous le même nom un an plus tard.

2002 est aussi l'année du troisième album de weg, dream's end come true. Un album un poil plus court que les précédents, ne comportant que 4 pistes mais plutôt longues (notamment la troisième), dans la lignée du précédent avec cependant un aspect un peu plus expérimental. Il contient la piste la plus longue qu'il ait composé, l'excellente all imperfect love song, durant 25'35 minutes et chantée, ou plutôt parlée, par le chanteur Tavito Nanao, dont la jeune voix mi masculine/mi féminine apporte un coté étrange et déstabilisant à cette piste qui ne l'est pas moins. dream's end come true est au final fort sympathique et très réussi, même si je lui préfère "farewell kingdom". En tout cas on sent bien au travers de ses compositions que Katsuhiko Maeda s'est régalé à travailler sur cet album.

Cette même année, il s'échappe quelques temps de son principal univers, et réapparait chez le label cubic music sous le nom de wonderland falling yesterday avec un album très ambient, enchanted landscape escape. Son nouveau nom est évidemment un clin d'œil a la dernière piste de dream's end come true qui s'appelait wonderland falling tomorrow. Un cd où l'univers dépeint est très différent de weg, tout en gardant sa patte. wonderland falling yesterday est beaucoup plus sentimental et intimiste que world's end girlfriend. Cet album porte en fait très bien son nom, il nous permet de nous évader vers un paysage enchanté, paysage constitué de musiques minimalistes, à la fois poétiques et apaisantes mais aussi mélancoliques et déprimantes. enchanted landscape escape est à nouveau une preuve que Katsuhiko Maeda, ou tout du moins ici wonderland falling yesterday, peut se révéler comme un maitre d'ambiance.

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Katsuhiko Maeda change à nouveau de "visage" en 2003 avec l'album Xmas song de world's end boyfriend chez le label ROMZ, un nom bien sur choisi sur le ton de la plaisanterie, par opposition à weg. Comme il le dit lui-même, web a un coté plus comique que weg, plus léger je rajouterais, que l'on avait déjà pu apercevoir au travers de certaines de ses compositions précédentes. C'est un album plutôt amusant, world's end boyfriend joue avec des mélodies toutes guillerettes et des musiques de Noël comme l'indique le titre de l'album. Une sorte de récréation pour weg, c'est frais et ça s'écoute avec le sourire, même si personnellement je préfère weg.
A part ce mini-album et quelques remixes pour divers artistes, c'est tout ce qu'il fera de l'année.

En 2004, aucune sortie à part les habituels remixes et participations à des compilations, mais weg ne prend pas de vacances pour autant et entreprend une grande tournée en Asie accompagné de Piana, passant par Macao, Hong-Kong et Taipei, et y rencontre un franc succès.

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2005. Enfin, après 2 ans d'attente, world's end girlfriend nous revient avec son quatrième et meilleur (à mon gout) album, The Lie Lay Land. Un véritable chef d'œuvre, une perle qui m'a scotché dès la première écoute, comme dirait Brassens "tout est bon chez elle, ya rien à jeter". On peut dire qu'il a fait comme pour "farewell kingdom" en encore plus fort, dans le sens où c'est un album qui déborde de richesse musicale et qu'il a élevé son niveau d'un cran au dessus des précédents. Plus de musiciens pour des compositions encore plus puissantes que d'habitude, The Lie Lay Land se présente comme le plus sombre des weg, mais aussi le plus travaillé, le plus étonnant, le plus détonnant. Les dix pistes qui le composent forment un tout, un voyage musical aux accents de monde dévasté, et plus que jamais dans ce cd, la signification de weg prend toute son ampleur. Il est introduit par Phantasmagoria Moth Gate, une sorte de chaos musical mais pourtant très ordonné dans lequel, avec le fracas assourdissant des cuivres, de la batterie et de la guitare, weg a voulu donner une impression de battements d'ailes de milliers de papillons de nuit.

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Le ton obscur est donné, et weg enchaine directement en piste 2 avec We are the massacre, une des pistes les plus fortes émotionnellement parlant qu'il ait jamais composé. C'est difficile de la décrire tant le message qu'elle diffuse est fort, tout se passe entre l'auditeur et weg. C'est une musique à deux facettes, la première étant quand on a pas vu le clip. Elle nous semble être une musique débordante de tristesse, mais malgré tout sublime. Telle une calme et lente pulsation, ce morceau post-rock nous berce au milieu de cris que nous ne comprenons pas forcement pour le moment. Puis lorsqu'on voit le clip, on comprend. On comprend le titre, on comprend le message. Et on se dit, la gorge nouée, "oh putain, ce type est fort. très fort". En moins de 6 minutes, weg nous décrit la cruelle et triste réalité qu'est l'horreur humaine. L'homme, cet animal pas comme les autres, qui est trop con pour retenir les leçons et qui ne peut pas s'empêcher de se détruire, de s'entretuer. Tout cela, toute cette horreur est mise à nu dans ce clip et dans cette piste pourtant paisible au premier abord. Un morceau très fort, mais extrêmement déprimant, pour peu qu'on ait pas le moral.

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The Lie Lay Land continue avec Satan Veludo Children, sombre et évolutif, où les guitares associées aux autres instruments ont un petit coté apocalyptique. Garden in the Ceiling un peu plus enjouée reflète la pochette du cd, cette petite fille devant un cirque dans une nuit noire, on l'imagine évoluer dans ce décor inquiétant, au milieu de clowns et de pantins virevoltant dans une danse macabre, et tout cela me rappelle un peu le premier segment de l'anime Manie Manie, Labyrinth par Rintaro. the owl of windward arrive et plonge encore plus l'album dans l'obscurité avec sa nappe sonore inquiétante, tapissée de bruits, de murmures et de cris, à la manière des musiques de Silent Hill mais en plus posé.

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Scorpius Circus est un morceau monstrueux, évoluant sans cesse, composé de plusieurs mouvements musicaux, weg construit son univers et le brise aussitôt dans des fracas de guitares saturées et de sonorités électroniques affolées et complètement torturées, un régal. song cemetery est une petite piste apaisante, accompagnée de la voix d'une petite fille et qui se termine sur quelques notes inquiétantes. Puis vient Give me shadow,put on my crown., encore un régal plutôt déprimant, ponctué de breakbeats, de samples vocaux et de légers chants planants en fond. Black Hole Bird est une très bonne piste bien dynamique, un morceau bien electro qui transporte et qui devient de plus en plus furieux, agrémenté de guitares électriques saturées comme des folles, puis le morceau revêt des aspects différents, plus calmes. The Lie Lay Land se termine avec Unspoiled Monster sur des airs de marche militaire funèbre guidée par trompette et saxo larmoyants, mais cependant on sent pointer, surtout vers la fin, un soupçon de gaieté. Vous l'avez compris, The Lie Lay Land est un album fabuleux donc on ne ressort pas indemne après écoute.

Après la sortie de ce bijou, weg ne se repose toujours pas, et collabore avec le groupe de post-rock japonais MONO sur leur album Palmless Prayer / Mass Murder Refrain. Un CD sympathique les 15-20 premières minutes, mais qui finit vite par lasser car trop répétitif, cependant il passe quand même très bien en musique de fond. Il produit également l'album Shouni Juujigun pour la chanteuse jessica, je ne vous en dirais pas plus car je ne l'ai pas écouté et je ne la connais pas du tout.

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Enfin, fort du succès qu'elle avait eu en 2004, il renouvelle sa tournée en Asie. Il participe également au Festival Sonar 2005 à Barcelone, et accompagne MONO pour quelques concerts, notamment en France. Il prépare actuellement un nouvel album, dont la date de sortie reste encore inconnue. A guetter donc !

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Katsuhiko Maeda, quelque soient les noms sous lesquels il se fait connaître, est un artiste complet au talent indéniable. Il possède un esprit de génie, inventif et créatif qui transparait superbement dans ses différents travaux. Que vous aimiez l'electro, le post-rock, ou que tout simplement vous ayez une oreille curieuse et avide de découvrir de nouveaux horizons musicaux, tentez l'expérience, vous ne serez pas déçu.



Mise à jour du 04/08/2007:
Fin mars 2007, sans crier gare, le nouvel album de weg sortait. Depuis le temps que je l'attendais, je l'avais presque oublié, d'autant que cette fois ci, weg change de label et quitte noble pour Human Highway Records. Intitulé Hurtbreak Wonderland, weg fait une fois de plus un petit clin d'oeil à une de ses anciennes créations, ici à la piste Heartbreak wonderland de son tout premier album ending story. Après The Lie Lay Land dans lequel il avait placé la barre très haut, weg parvient garder son niveau et nous offre à nouveau un excellent album.

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Sa pochette, dépeignant un paysage en noir et blanc sur lequels figurent des animaux entremélés d'une étrange végétation et entourant une jeune fille, le tout dessiné par les traits fins d'Etsuko Fukaya, fait penser de prime abord que l'album sera sombre, mais après observation plus poussée, le tout dégage une idée inquiétante certes, mais malgré tout plus rassurante que la petite fille perdue seule dans le noir de la nuit de The Lie Lay Land. L'écoute le confirme, cet album est moins sombre que le précédent, beaucoup plus positif, plus joyeux même par moment, et il ne fait que renforcer encore une fois tout le bien que je pense de cet artiste: Pas un son n'est à jeter et chaque piste est une claque qui nous rappelle que oui, Katsuhiko Maeda est un type exceptionnel et que oui, il parvient toujours autant à nous surprendre. Avoir ce genre de pensée, c'est vraiment un plaisir que peu d'artistes parviennent à apporter. Ces claques, ce sont des pistes comme 100 years of choke, the octuple personality and eleven crows, bless yourself bleed ou dance for borderline Miscanthus qui nous les mettent. En fait, c'était juste histoire d'en citer quelques unes, mais c'est l'album en lui même qui forme un tout, un nouveau voyage musical, une nouvelle facette de la créativité de Katsuhiko Maeda, qui nous fait avoir cet orgasme auditif. Et on pense encore une fois, le sourire aux lèvres, "Merci weg, merci. Vraiment".

Même si j'ai une préférence pour The Lie Lay Land, Hurtbreak Wonderland est un bijou à écouter absolument si les précédents travaux du monsieur vous ont plu. Allez, on se dit "encore deux ans?" et on espère très fort qu'il se remettra à pondre une nouvelle merveille.

Discographie

  • 23/03/2007: Hurtbreak Wonderland
  • 14/12/2005: Palmless Prayer / Mass Murder Refrain (avec MONO)
  • 25/02/2005: The Lie Lay Land
  • 25/11/2003: Xmas song
  • ??/12/2002: enchanted landscape escape
  • 05/12/2002: dream's end come true
  • 25/11/2001: "farewell kingdom"
  • 18/10/2000: ending story
Singles
  • 2001: Halfmoon Girl
  • 2001: Letter from Crying Klara
  • 2000: sky short story
  • 2000: LISTENING YOU