i -wish you were here-... oh que ces mots résonnent joliment à mes oreilles, tant j'ai été plus qu'agréablement charmé par cet anime... Derrière ce titre se cache un projet indépendant à petit budget du Studio GONZO (Vandread, Full Metal Panic!, Hellsing, Blue Submarine 6, Kiddy Grade, Last Exile...) datant de 2001. Ces 4 OVA ont la particularité d'avoir été diffusées sur le net et distribuées en DVD. Le projet devait à la base n'être diffusé que sur le net en streaming, avec le site pour expliquer plus en détail l'histoire, mais n'étant pas rentable, la sortie en DVD s'est imposée, tant mieux pour nous, la qualité étant incontestablement meilleure en DVD.

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Coté scénario, de prime abord on pourrait penser à une histoire classique de science-fiction, mais derrière se cache une belle et touchante histoire d'amour entre deux êtres sensibles qui se découvriront au fil des OVA. Je n'en dis pas plus et je m'en vais vous présenter cet anime que j'ai tant aimé. En 2000, un météorite s'écrase au nord du Texas. Peu de temps après, le CDC américain (Center of Disease Control) découvre la présence d'un nouveau virus dans cette zone, qui sera baptisé M34 (pour Meteor-34), dont nous allons étudier le comportement plus en détail. Ce virus d'origine extra-terrestre (son ARN a une base inconnue à la place de l'uracile), une fois l'hôte infecté, se répand à travers la peau par les glandes sudoripares, et ainsi peut se transmettre par seul contact de la peau. Il est actif uniquement sur les organismes anthropoïdes dotés d'un cerveau suffisamment développé, comme par exemple les êtres humains. Mais les petits organismes peuvent servir de support au virus.

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Une fois le centre cérébral infecté, les cellules virales se divisent rapidement, détériorant les cellules cérébrales, supprimant tout comportement et émotions humaines de l'individu, et le rendant hyper agressif et violent. Le virus se répand dans tout l'organisme et ce dernier atteint rapidement sa première forme d'infection, c'est à dire une sorte de monstre plus ou moins humanoïde doté d'une sorte de "carapace" protectrice et offensive extrêmement solide (voir premiers screenshots). La deuxième forme d'infection vient plus tard, le corps se liquéfie en une sorte de masse visqueuse et peux fusionner avec d'autres infectés pour donner un infecté en phase terminale, c'est à dire un monstre encore plus grand, encore plus solide et encore plus puissant.

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Reprenons le cours de l'histoire après ce petit cours de virologie. Après la découverte du M34, l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l'ONU créent un organisme en charge de régler cette situation de crise, le virus se répandant extrêmement rapidement sur tout le globe (3% de la population mondiale est déja infectée. les gens ne se doutent de rien, bien que les rumeurs circulent, mais les informations sont très bien contenues). C'est ainsi qu'est mis en place en juin 2002 le C.U.R.E., Comittee of the Universal Resolution of Ecocatastrophe, rassemblant de nombreux pays autour de la résolution de cette crise: Etats Unis, Canada, France, Suède, Allemagne, Grande Bretagne, Italie, Australie, Japon, Brésil, Russie et Egypte. L'histoire de iwywh se situe au Japon, dans la branche japonaise du C.U.R.E. Cette branche comporte 2 unités chargées d'opérer dans les zones infectées. les MOB (Multi-purpose Operative Being), des mechas de taille moyenne, commandés a distance par des pilotes, interviennent en premier lieu. Si la situation s'avère trop critique, les NOA viennent leur preter main forte. Les NOA (pour Nano Osmolar Armor) sont une division de soldats d'élite dans les corps desquels ont été implantés des nano-machines qui une fois activées décuplent les capacités physiques de façon exponentielle, mais aussi forment une armure extrêmement résistante autour du corps de l'individu.

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i -wish you were here- raconte l'histoire d'un de ces soldats, Yuuji Tamiya, jeune japonais de 18 ans et NOA, et commence d'emblée lors d'une mission dans une zone infectée. On découvre alors un jeune homme tourmenté par le statut des NOA et le sort de ses camarades qui tombent au combat. Il apprend que l'organisation a reçu une nouvelle arme et va demander à son commandant pourquoi ne pas l'utiliser au lieu des NOA. Ce dernier nie avoir reçu cette nouvelle arme. Dépité, le jeune homme sort du bureau de son commandant. Au détour de son errance dans les couloirs, il entraperçoit une jeune fille, qu'il reverra le soir même alors qu'il observe le ciel. Les deux jeunes gens discutent un peu, et c'est ainsi qu'on fait connaissance de Ai, jeune fille de 16 ans mi-japonaise mi-chinoise mignonne comme tout, à l'air timide et réservé. Puis un jour, lors d'une mission qui commence à tourner mal pour les NOA, alors que les infectés sont en phase terminale d'infection, une sorte de déesse de lumière fait son apparition, serre le monstre dans ses bras qui disparait, sous les yeux de Yuuji. Bon on va arrêter là pour l'histoire, je la raconte pas très bien et je préfère pas aller plus loin de peur de spoiler. Donc en gros, le scénario de i -wish you were here- vous présente la relation de ces 2 personnages qui s'aiment sans trop le savoir, sur un fond de crise mélant action et science-fiction.

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Passons au reste à présent, et commençons par le coté graphique. Sur le coup, on a affaire a du bon Gonzo. L'animation est soignée dans l'ensemble (sauf à un moment bien moche lors de la poursuite dans la montagne), les incrustations d'images de synthèse pas trop mauvaises pour l'époque et pour le contexte, bien qu'à de nombreux moments on voit vraiment que ces dernières sont assez mal intégrées à la 2D. Le charadesign est vraiment excellent, enfin en tout cas moi j'adore. Tous les personnages sont bien travaillés sur tous les plans, autant les secondaires comme par exemple Domeki, le scientifique avide de savoir, fasciné et obsédé par son envie d'en savoir plus sur le M34 et voulant exploiter a fond les capacité de l'UNIT-i, Misao Mitsuishi, l'aide de Domeki, partagée entre son travail et l'envie d'apporter un certain soutien à Ai, les NOA avec des archétypes de soldats, comme par exemple Changpuek qui rêve de vivre des jours paisibles chez lui avec sa famille, et Hajime Kudou, commandant de la division des NOA, sérieux mais soutenant et ayant confiance en ses hommes (doublage excellent qui fait douter de sa position) que les principaux comme Yuuji et Ai qui sont vraiment superbes et réussis. Yuuji, jeune homme un peu déboussolé qui cherche à comprendre sa place et son rôle, Ai, jeune fille vraiment trop mignonne, mélancolique, sa voix calme et posée, son aspect frêle, fragile qui donne envie de la protéger. Bref, Yuuji et Ai vont vraiment bien ensembles. D'ailleurs en parlant des voix, les seiyuu font vraiment du bon travail, la voix de Ai comme je l'ai dit est vraiment excellente, celle de Yuuji colle parfaitement au personnage, ces derniers rendent vraiment leurs personnages humains, et il en est de même pour les personnages secondaires (Domeki et Kudou en particulier).

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Coté musique maintenant, Kenji Kawai est aux commandes. On a droit ici à un travail plutôt inhabituel de sa part. En effet, la musique présente une dominante de rock progressif. Le compositeur dans une de ses interviews avoue aimer particulièrement ce genre de musique, qui surprend assez de sa part et dans l'anime, mais au final cette dernière rend plutôt bien dans les scènes d'action, et les quelques autres musiques des passages calmes sont assez agréables. Ce n'est certes pas le meilleur travail du compositeur, qui excelle plus dans des travaux comme GITS, mais malgré tout la musique colle bien dans l'ensemble à l'anime.

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Vous l'avez compris, i -wish you were here- est anime à voir, bénéficiant de nombreuses qualités malgré l'intégration de la 3D. Un bon scénario mêlant science-fiction, action et une touchante romance, une animation de bonne facture, une musique bien choisie... Tout est là pour vous ravir, i -wish you were here- vous fera vraiment passer un bon moment. N'hésitez pas et allez y, moi j'ai adoré.